Posté le 01.04.2008 par yojec
Au limousin
un bon matin
sous un vent calme
loin des salins
Tout un mûr tombe
tous mes chagrins
vieillissent comme passe
souvenir d'un train.
Mon mocassin
couleur verdâtre
sous le talon
une croute de chien!
D'une voix bien roc,
un devin pleure
mon âme mon sort
même mon destin.
C'est bien ainsi
l'heure du venin
qui s'entend fort
comme un quatrain.
Demain l'aurore
est incertain
le ciel mettra
surement son grain.
Blague mise à part
la chance s'attrape
et glisse des mains
non exercées.
Laissons la vie
nous dire raison
vers l'horizon
vogue le mesquin.
Yojec, le 1 avril 2008,4h49'
--
Posté le 28.03.2008 par yojec
Ranger les codes et souvenirs
aux panthéons d'intenses désirs
n'a rien d'obscur sur nos ego
ni de peu conforme à nos credo.
On est car on a été
un jour ici,prédestiné
On rase les bas des murs du futur
nos mains les touchent au fur et à mesure
On pense souvent avoir été
là où nos yeux à peine découvrent
ainsi nos vies d'avant sont clé.
On tue le temps comme on le peut
jusqu'à ce que sésame nous couvre
Est ce là, l'excuse à nos peurs bleues?
Yojec,le28 mars 2008,10h03'
Posté le 27.03.2008 par yojec
Quel âge est bon dans l'absolu
pour dire adieu à nos démences
L'oiseau s'envole une fois repu
Sur terre nos pouls ne sont que transes
Posez, dosez l'erreur humaine
est chose hilare à mettre en scène
par ci par là, les guerres éclatent
une fois finie,d'autres guerres appâtent
Prêtez l'oreille à tout ce que disent
les anges gardiens d'un monde en panne
ils pigent que dalle en hypophyse
Prônez la paix c'est rétrograde
auprès des gnomes qui tremblent et cranent
quiétude enfin deviens tu harde?
Yojec,le 27 mars 2008,11h55'
Posté le 27.03.2008 par yojec
Afrique des grands soirs
mon soleil mon miroir
attend moi ne meurt pas
Ton cri de douleur
je l'entends à tout heure
attend moi ne t'endors pas
Le jour vient de la nuit
et,sans dire un mot un seul,il luit
ne t'en fais pas, attend moi
Ton sol et nos âmes n'en font qu'un.
De tes cultures, l'universel même lui, en fait emprunt.
En ce bas monde, reste à tout jamais qu'une belle onde.
Tu auras l'amour comme feuille de route
Aux enfers iront ceux qui te dégoûtent
La haine, cette pègre on le sait, accentue nos peines
Les fleurs pousseront là où tombent
aujourd'hui les pluies de bombe
attend moi Afrique ne meurt pas.
Je sais O combien,de tes larmes séculaires,
tu as de quoi remplir fleuves et rivières
Le jour vient attend moi ne meurt pas.
Yojec,le 27 mars 2008,6h46'
Posté le 25.03.2008 par yojec
Qui croit comprendre est pris de cours
le ciel est bleu pas tous les jours
au quart de tour démarre la guerre
sans foi ni loi raison s'enterre
Qui vit de rien attend l'amour
dépossédé l'ennuie l'entoure
aux fronts les lettres arrivent en masse
aux cœurs on se dit que viennent la grâce.
N'est ce point la guerre,qui donne la paix
seulement l'humain en lui ne le sait
n'est ce point en nous que pousse la fleur
qui dit "basta" à nos rancœurs?
Opale instant cet armistice
Le tout remonte même nos jaunisses
j'embrasse cette femme la république
ostentatoire son jeu m'implique.
Yojec,le25 mars 2008,16h50'
Posté le 25.03.2008 par yojec
Les dieux le savent
l'amour est ciel
où deux humeurs
n'en font bien qu'une.
La paix je l'ai
depuis deux ans
depuis ce jour
où je t'ai vu.
Aimer est or
à ceux qui savent
toucher du doigt
son sens profond.
La vie d'un homme
n'est qu'aventure
qui bat son plein
puis meurt soudain.
Le peu d'allant
qu'a pris ma vie
à toi je le dois
féline chérie.
Qui a bu boira
ce qui fut sera
l'amour est roi
entre homme et femme.
Quand point bel aube
mes yeux l'encense
sa robe est rose
ses pas sont proses.
L'amour satine
sa lueur en moi
mon souffle est feu
au cœur des muses.
Aimons ce chant
qu'amour nous offre
pour tous les deux
jusqu'aux âges vieux.
Restons au temps
ses amis proches
elle est pour nous
clémence et joie.
Rétine brillante
bonheur est là
acceptons le
tel un complice.
Pensons à nous
un peu beaucoup
bénédiction
nous sera cadeau.
Laissons demain
se fondre en nous
vivons la vie
un point c'est tout.
Yojec,le 25 mars 2008,9h37'
Posté le 22.03.2008 par yojec
Au delà de la mesure
ils se gaussent de ma nature
calme avenant et mature
Ils creusent avant l'heure un trou
croyant me mettre à genou
me voici encore plus fou
La nuit tombant,il sont là
aiguisant l'effroi contre moi
l'épée de mort dans les bras
Écrasons cette mouche cette teigne
qui ose chasser où l'on baigne
et nous frise par ses peignes
C'est ainsi qu'il s'exclament
sans étude ni état d'âme
sur ma petite vie qu'ils crament.
Au delà de mes césures
je les sens en contracture
et en courbature c'est sûre
Je ne suis ici bon grain
ma féroce lutte m'est témoin
et ma victoire mon écrin.
Yojec, le 22 mars2008,3h03'
Posté le 20.03.2008 par yojec
La vie n'est que pont
que quiconque ne traverse
Certains voguent sans un rond
et tombent vite à la renverse
Dans les îles ou à Chalons
peu importe, l'argent berce
au bruit sourd des canons,
la bière coule dans le gerce
marcher donc à tâtons
est ce un mal propre aux perses
prend bien garde mon garçon
la magouille est funeste
ne te met dans ses fonds
ni dans tous ses commerces.
Yojec,le 20mars 2008,13h54'
Posté le 18.03.2008 par yojec
Ton savoir n'est point mort
sous l'insu du remord
il s'affirme désormais sur les murs inodores
la médaille tu le sais étincelle par son or.
Dans la ville où tu vis
ton petit monde te suffit
ton silence est bavard
tel le vent règne au Gard
Marche droit mon petit
place tes pieds sous abris
ton ciel bleu n'est hasard
Ne pleurniche près d'une gare.
yojec,le 18 mars 2008,17h45'
Posté le 18.03.2008 par yojec
Amoré,juste une matinale pensée
te criant tout mon amour jamais exprimé
celui de ton ombre et poète enguirlandé
pour avoir osé te relever toi, Africa, injustement sanglée.
Yojec,le18 mars 2008,14h24'